“Termine ton assiette !”

Termine ton assiette !

Il va de soi que tout le monde doit manger suffisamment, cela dit, doit-on tous manger la même quantité ? Tu la vois cette bienveillante injonction qui peut mal tourner ? Celle qui te fait croire que se forcer à terminer son assiette est :

  • Naturellement poli
  • Évidente car, tout le monde termine et doit terminer.
  • Signe d’appréciation ultime alors qu’un « merci mamie c’était de la bombe ton civet » aurait pu faire l’affaire !
  • Responsable, parce qu’on ne va pas gaspiller quand même ?
  • Associer au fait d’être un gentil et de faire plaisir ! Même si parfois cela peut te causer des maux de ventre…

Conditionnement culturel ?

Rythmé par un certain nombre de plats, le temps de préparation est souvent plus long que celui de la dégustation. Un pacte est alors engagé entre celui qui « travaille », cuisine et celui qui « met les pieds sous la table », l’invité. La condition pour respecter ce pacte, de l’honorer, c’est en finissant notre assiette. La plus belle marque de reconnaissance et si tu peux saucer jusqu’à la dernière trace de nourriture, c’est encore mieux. Quand on est enfant, on nous répète très souvent que si nous ne terminons pas, nous ne pourrons pas nous échapper du repas et parfois la sentence d’un « tu seras punis… », d’un « au lit ! » ou encore du fameux « va dans ta chambre ! » nous pend au nez.

Toujours par bonne intention et parce que nous pensons que manger BIEN (beaucoup) c’est être en bonne santé, pas de « blame » ! Alors quand on part de là, on peut penser que la faim à ses raisons que le traumatisme ignore. Car oui, on s’étonne encore de rencontrer des difficultés à sentir les sensations de faim et satiété ? À dire non ? À assumer ses intolérances ?

S’écouter

Écouter son corps n’est pas une honte encore une fois ou quelque chose à remettre pour plus tard. Tu es la seule personne à savoir vraiment ce qui est bon pour toi, les sensations qui t’habites et guident tes choix. Nous ne pouvons pas faire plaisir à tout le monde, le sentiment de culpabilité n’a pas le droit de prendre le dessus. Et c’est exactement ça le « rapport à l’alimentation ». La bonne nouvelle c’est qu’on peut le comprendre et le changer par :

  • La gestion de la quantité
  • L’Écoute de sa faim
  • Arrêter de culpabiliser.
  • Se faire plaisir à soi-même.

Soyons en conscience de notre rapport à l’alimentation, à nous-mêmes et faisons de notre mieux un peu chaque jour. N’es pas peur de rompre avec ces vieilles habitudes, ne termine pas plus tes assiettes si tu n’as pas envie et offre-toi le plaisir d’un bon dessert !

« Parfois on se trompe dans l’analyse d’un événement parce qu’on reste figé dans le seul point de vue qui nous semble évident. » Werber Bernard

Alexia

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